Le bonheur, peut-on le définir ?

 

Qu'est-ce que le bonheur ? Qui n’a jamais tenté de s’imaginer ailleurs, rien qu’un instant, dans le but de s’évader de cette réalité si pénible à vivre quelques fois. Le bonheur, c’est un concept qui peut à juste titre nous paraître bien abstrait – mais qu’en est-il de sa réalisation ? Parce que oui, il est tout à fait envisageable de créer son propre bonheur, et c’est pour cela que je souhaite vous faire partager ces quelques lignes. 

 

Le bonheur, un concept abstrait et pourtant si convoité 

 

De nombreux penseurs (intellectuels, philosophes et chercheurs) s’entendent sur la relativité ainsi que la subjectivité de la notion du bonheur. Certains, comme l’écrivain et homme politique français André Malraux (1901 – 1976), voit dans cette notion une simple utopie réservée aux ignorants. Pourtant, la quête du bonheur rassemble bien plus qu’elle ne divise.

 

 

Les philosophes ont été les premiers à "penser" le bonheur dans l’Antiquité grecque. En France, les années 1960 ont donné naissance à la sacralisation de la notion du bonheur dans toutes les sphères sociales. Les événements de mai 1968 ont largement contribué à faire évoluer la perception que nous avions jusqu'ici de cette notion. Cette période charnière de l'histoire française, permet l'émergence d'une revendication du bonheur individuel - bien loin de celui marqué par l'après-guerre, caractérisé par la reconstruction, l'essor économique et le progrès technique. Autrement dit, les générations ayant vécu mai 1968 ont pris conscience de la portée du progrès matériel sur leur quotidien et ont réclamé à juste titre un droit de jouissance. De nombreux travaux ont été menés par les départements de "psychologie positive" aux Etats-Unis depuis le début des années 2000. Aujourd'hui, le bonheur est souvent associé au bien-être. Des experts (Psychologues, Sociologues, Ethnologues, Neurologues, Chercheurs, (...)) tentent depuis plusieurs décennies de qualifier, quantifier et décrypter notre bonheur. Leurs études témoignent de la complexité  qui réside dans le processus qui nous conduit à nous sentir heureux. 

 

Alors oui ce concept est bel et bien abstrait, mais plus encore, il est propre à chaque individu. Nous avons tous les potentialités pour créer un état de plénitude, de tranquillité et d'harmonie entre le corps et l'esprit. Notre personnalité est un assemblage de certaines qualités, tendances, forces et faiblesses (...) - et certains de ces éléments sont plus présents que d'autres en nous. Et c'est cela qui rend si singulier notre approche du bonheur.

 

 

Les sondages sont formels, l’âge, le sexe, le QI, l’apparence physique, le niveau d’éducation ou les revenus financiers, ne rentrent pas en ligne de compte dans l'accès à cet état de bien-être. 

 

Le bonheur, comment se construit-il ? 

 

Il est de plus en plus démontré que nous ne sommes pas entièrement dépendants des normes sociales ou des conditionnements sociaux auxquels nous avons affaire depuis notre naissance. Nous avons la capacité de nous en échapper rien qu'un bref instant (temps relatif) pour accéder au bonheur. Pour y parvenir, Abraham Maslow (père de la psychologie dite "humaniste"), rajoute qu'il est nécessaire de se montrer actif - de ne pas être replié sur soi. Alors devenez acteur de votre vie, prenez le temps d'atteindre un état plaisant - vous avez les outils en main. Et si cela vous semble dans un premier temps compliqué à entamer seul, un thérapeute pourra vous accompagner jusqu'à l'autonomie.

 

Dans les années 1970, les progrès des techniques d'investigation biologique et de l'imagerie cérébrale ont permis aux neurosciences d'établir avec beaucoup de prudence (tant le sujet d'étude est complexe), que le bonheur n'a aucune zone qui lui est réservée dans notre cerveau. Joliment dit, le bonheur créerait en nous une véritable "symphonie cérébrale" (terme donné par le CNRS). Pour autant, quelques chercheurs en neurosciences continuent d'investiguer dans l'espoir d'en trouver une. Et c'est ce que tentent de faire en particulier Wataru Sato et son équipe de l’Université de Kyoto, avec des résultats prometteurs rendus publics depuis 2015.

 

 

Le bonheur serait-il accessible par l'association de l'aptitude et de l'attitude ? 

 

Et si être heureux relevait de notre capacité à accepter la vie telle qu'elle nous a été donnée. Certains penseurs s'entendent à dire que le bonheur pourrait prendre sa source dans les gestes du quotidien et notre faculté à être concentré sur le moment présent. D'autres pensent qu'il serait possible pour une part de la population d'accéder au bonheur, en se persuadant (ou en étant intimement persuadé) d'appartenir à quelque chose qui les dépasse - quelque chose qui nous transcende et dont nous ferions tous partie. Et d'autres encore, rejoignent un point de vue plus existentiel, où la vie ne constituerait qu'une étape préparatoire à la vie d'après. Et le cheminement nous conduisant à l'au-delà serait essentiel pour atteindre cet état suprême du bonheur. Quoi qu'il en soit, les penseurs et intellectuels s'entendent à dire que le bonheur n'arrive pas seul et exige un travail sur soi conséquent. Le risque étant de s'enfermer dans une réalité qui n'est pas celle de l'extérieur et de se rendre au bou du compte malheureux lorsque ces deux réalités finissent par être confrontées l'une à l'autre.

 

Pour ma part, je pense que tout ceci peut être mis en lien avec la notion du temps. Nous avons tous une vision du temps qui nous est propre. Pour autant, ce qui nous semble certain c'est que les actes passés sont comme cristallisés dans nos souvenirs et que notre futur est constitué de facteurs inconnus. Aussi, nous pouvons également déterminer à partir de nos expériences et de notre "bon sens" que le temps répond à trois aspects : la chronologie (la succession des événements) | la simultanéité (les événements se produisant en même temps, quel que soit le lieu - qui peuvent avoir la même cause) | la durée (les outils nous permettant de mesurer le temps - comme l'heure indiquée sur votre téléphone portable en ce moment). Alors pourquoi parler de la notion du temps dans cet article consacré à celle du bonheur ? Lorsque nous dormons, lorsque nous nous évadons quelques instants - le regard dans le vide, songeur, le temps semble se rallonger et prendre un autre visage. C'est comme si nous nous trouvions rien qu'un court instant hors du temps préalablement défini par les aspects que j'ai cité ci-dessus. La relativité du temps ne serait-elle un formidable outil d'accès au bonheur ? Le bonheur n'est pas obligé d'être constant et omniprésent, il peut être choisi - ponctuel et notre meilleur allié tout au long de la vie. 

 

N'hésitez pas à vous rendre dans la catégorie "Exercices bien-être" - vous y trouverez un exercice sur cette thématique, qui ne vous prendra que quelques minutes ! Si vous avez la moindre question, contactez-moi dès à présent en cliquant sur ce lien. 

 

 

 

 

 

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