La phobie de l'avion


Et si prendre l'avion devenait agréable ?


Facile à dire vous me direz. Pour certains d'entre nous, rejoindre un aéroport est véritablement une libération, l'idée de pouvoir s'envoler ailleurs, facilement et rapidement. Pour d'autres, il s'agirait plutôt d'une machine infernale.


Anticiper pour mieux gérer !


Bon à savoir : il y a deux types d'anticipations dans ce cas de figure, l'anxiété par anticipation (à éviter cela va de soi) et l'anticipation bénéfique / constructive (pour se préparer au mieux à une situation inconfortable).


Maintenant, prenons conscience de l'impact que peuvent avoir les mots employés par les compagnies aériennes et qui peuvent être perçus négativement par notre esprit. Par exemple : "terminal", pour le bâtiment de l'aéroport, "salle de départ" et "dernier appel" pour l'embarquement. Ensuite, lorsque vous vous asseyez enfin dans votre siège, il vous est présenté la démarche à suivre en cas d'accident. Forcément, même si nous ne pouvons que comprendre l'utilité de cette manœuvre, cela peut accentuer l'afflux de pensées négatives en nous.


Enfin, nous pouvons nous attendre également à entendre le bruit du train d'atterrissage qui remonte et celui des volets qui se soulèvent : et cela ne peut être vraisemblablement que rassurant, puisque cela veut dire que l'avion fonctionne parfaitement.


Autre chose encore, les "turbulences", voilà un terme qui peut être redouté par les passagers incertains du bon déroulement du vol. Alors penchons-nous un instant sur ce qu'est une turbulence. Futura Sciences nous explique avec simplicité, qu'une turbulence est le "changement de mouvement soudain de l'air autour de l'avion. Elles causent des saccades allant de l'impression d'être sur une route cahoteuse à un plongeon soudain qui laisse votre estomac en suspension." Il serait difficile d'être plus clair et plus rassurant.


Enfin, anticipons le changement de bruit qui peut être remarqué lorsque l'avion se met à descendre. Cela pourrait être tout à fait comparable à ce qui se passe pour une automobile qui descend une côte assez raide, lorsque le conducteur lève le pied de l'accélérateur et que le véhicule ralentit progressivement.


Exemple de préparation mentale :


Tout le monde connait cet instant où la tentation devient trop grande, où les occasions se multiplient de manière exponentielle. Et ce, malgré notre volonté de fer. Alors dans le cadre d'un régime faible en glucides, anticiper les tentations de la journée devient rapidement nécessaire. Quelles tentations pourriez-vous rencontrer en journée ? La boulangerie du coin et son pain chaud, les distributeurs à friandises et boissons sucrées, les restaurants entre collègues ou entre amis, etc. Dans le cas où vous n'anticipez pas, une croyance pourra naître en vous, celle qui dit : "tu peux faire un écart". Alors comment s'en sortir ? Réfléchissez un instant à tout ce qui pourrait vous tenter dans la journée, identifier dans les détails ces endroits et objets de tentations. Ensuite, calquez sur ce qui vous vient à l'esprit instinctivement, un mot, une phrase, une image ou un son qui vous permettra de résister le moment venu. Par exemple, ce peut être "NON" : "Je vais passer devant la bonne boulangerie, mais c'est NON". Ou bien vous pourriez imaginer une croix rouge (petite ou grande et de l'épaisseur de votre choix). Ou bien encore le son d'une cloche pour vous alerter d'une tentation à éviter.


Maintenant, dans le cas de la phobie de l'avion, vous pourriez anticiper ce qui pourrait vous faire stresser, angoisser, perdre vos moyens. Peut-être le guichet où acheter / retirer les billets, la salle d'embarquement, le vocabulaire employé par les compagnies aériennes, les couleurs des locaux, etc. Calquez ensuite sur ces pensées parasites votre suggestion positive. Grâce à cela, voici ce qui pourrait vous venir à l'esprit le jour j : "ah je le savais, je le savais que ça allait arriver, mais comme je le savais, ça va je peux tout à fait gérer la situation".


Voici les "dimensions" qui peuvent expliquer votre phobie :


- La difficulté à gérer l'anxiété : votre cerveau émotionnel (limbique) est persuadé que vous êtes en danger, il adopte alors tout un tas de réactions en vu d'affronter ce qui pourrait arriver. Et parce qu'il est extrêmement compliqué de revenir à la logique lorsque nous sommes submergés par les émotions, cela explique pourquoi les explications rationnelles et les statistiques n'auront sur vous que peu d'impact sur le moment. Et ce, même si une partie de vous (votre centre mental - le cortex) reste lucide. La solution : anticipez de manière constructive, en apprenant à gérer votre anxiété, avec pour objectif d’éviter tous les symptômes négatifs liés à cette dimension (sueurs, rythme cardiaque de plus en plus élevé, respirations courtes, avoir le sentiment d'être tétanisé, etc.). Certaines techniques comme l'hypnose, la méthode TIPI et l'autohypnose peuvent être de bons alliés.


- Le besoin de contrôle : prendre l'avion signifie faire confiance à la technologie et au professionnalisme des membres de l'équipage. L'avion est un endroit où nous pouvons rapidement prendre conscience que nous ne pouvons rien maîtriser sur le plan technique. Ayez confiance : il est reconnu que travailler sur l'acceptation et le lâcher-prise, rendrait cette situation plus facile à gérer émotionnellement. La PNL, l'intelligence émotionnelle, définir votre profil de personnalité et l'hypnose font parties des techniques qui pourront vous aider à dépasser ce cap. Vous pourriez également opter pour un simulateur de vol, qui vous permettra de mieux comprendre ce qui se passe dans le cockpit pendant un vol.


- La peur de l'accident : vous avez le sentiment que l'avion n'est pas un endroit sûr ? Malgré les connaissances accumulées, les statistiques rassurantes en tête et la volonté de gérer correctement la situation, votre cerveau semble persuadé que l'avion est un lieu dangereux. Que faire ? Vous autoriser à réactiver votre cortex (centre mental / logique / rationalisme) et atténuer les effets indésirables de l'amygdale (l'une des zones du cerveau émotionnel / liée au stress, à l'angoisse et à l'anxiété). Préférez les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales) et la PNL pour traiter au mieux cette dimension.


Sachez que des peurs ou phobies spécifiques sans rapport direct avec l'avion peuvent également expliquer votre malaise ou votre sensation inconfortable à l'idée de monter à bord. Exemples : l'agoraphobie (panique dans les espaces publics, dans la foule), la claustrophobie (panique dans les espaces clos, confinés), émetophobie (peur de vomir), altophobie (peur d’être en hauteur), TOC en rapport avec l'hygiène, etc.


A vous de jouer !



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